Quel est l’avenir de la Grande-Bretagne ?

La fin de la Grande-Bretagne en tant que puissance mondiale se fait en parallèle de celle de la France et les élites anglaises, quand elles ont renoncé à une intervention en Syrie en septembre ont compris bien davantage que les élites parisiennes attardées, de l’impuissance réelle de leur pays dans le monde à venir.

Les Etats-Unis, et l’Occident dans son ensemble (les Européens cachés par l’ombrelle étatsunienne après 1945) perdent définitivement leur contrôle du monde, qu’ils maîtrisaient depuis 1492. C’est nouveau et il faudra de longues décennies pour acclimater l’idée dans les élites et leurs populations européennes que de dominants, ils sont devenus dominés, démographiquement, économiquement militairement, culturellement, scientifiquement, etc.

La GB a maintenu une influence mondiale, un peu militaire, mais surtout financère après 1945 en étant l’un des deux flotteurs du catamaran Système-dollar, pour l’Europe, grâce à la Cité, servant de salle de marchés aux transactions des vrais actifs, situés en Europe continentale et notamment germanique.
Ce rôle est à présent terminé du fait de l’écroulement en cours du Système-dollar en cours : la GB est l’un de pays les plus endettés au monde (privé et public), une pseudo activité a été maintenue (mais 2 récessions -hors euro- depuis 2008) grâce à la planche à billets de la Banque d’Angleterre mais qui n’a rien fait repartir du tout.

Le Sterling n’est plus considéré depuis 2008 par les grandes banques centrales mondiales comme une monnaie de réserve et la City ne pourra plus profiter du boom du surendettement US des trente dernières années pour continuer de jouer les intermédiaires en Europe. Londres va suivre les mouvements tectoniques à l’eouvre : c’est la guerre avec l’Euroland pour signer des swaps avec le yuan, si elle veut maintenir son rôle de leader sur le marché des changes, mais toute la zone est irréstitiblement attiré par l’Asie et l’Est, au détriment de l’Atlantique.

Inutile de te dire ce que feront les élites britanniques lorsque le Qantitative Easing de la Fed cessera dans les années à venir, et que la mise à mort du système dollar se matérialisera concrètement dans la sphère médiatique : en bons pragmatiques, ils le lâcheront comme tout le monde du reste (les Chinois et leur marché forcée vers l’internationalisation du yuan, les Russes et leur guerre aux dollar, même l’Arabie saoudite, par sa récente position à l’ONU montre des signes d’énervement envers les US et pourtant le système-dollar ne tint plus qu’à un fil, celui du marché pétrolier libellé en dollars…)

Tu rêves lorsque tu dis que les Anglais ont mis des frontières : ils ont connu une énorme vague d’immigration de travail dans les années 2000 provenance d’Europe de l’Est (le plombier polonais n’avait rien d’une slogan là-bas) que n’a jamais connu la France par exemple, et le rôle que joue la finance au sein de l’économie Britannque fait qu’ils ne peuvent être qu’ouverts aux flux de capitaux sans même parler de leur culture de marins et d’entrepreneurs…Le changement de ton sur l’immigration avec Cameron est à l’unisson des autres pays européens en situation de dépression économique, mais ce n’est que conjoncturel.

Le Titanic de la GB n’est pas l’Euroland mais bel et bien l’arrimage de la GB au système-dollar et sa dépendance à l’homme malade du monde que sont devenus les Etats-Unis en quelques décennies.
Ecrit par Dentelle soyeuse

Commenté par 1Q1R

3 Responses to Quel est l’avenir de la Grande-Bretagne ?

  1. admin

    Commentaire de 1Q1R

    Les bons côtés :

    Mais on est d’accord sur le principe que jusqu’à maintenant, (ou par le passé selon toi) , la Grande-Bretagne a sue gérer les flux de capitaux, sa livre sterling et les flux d’immigration.

    Lorsque je parle des flux d’immigration, je dis qu’elle a profiter de l’immigration intelligemment en ne distribuant pas de ressources inutilement à des populations défavorisées mais plutôt en se servant de ces flux pour palier à un manque de main d’oeuvre peu coûteuse. Le système de l’ascension sociale étant vraiment en faveur de l’anglais de souche.

    Pour les flux de capitaux, la City a rayonné dans le passé effectivement ! Ils ont sue tirer profit de la mondialisation en récupérant les idées innovantes et en laissant les déchets de côtés.

    L’avenir de la GB ?

    Pour son présent et son futur… Je suis aussi septique que toi sur ce duo Dollars/Sterling. Mais j’ai toujours l’idée qu’ils vont rebondir avec les états-unis. Il y aura une crise financière, des guerres, etc… Mais, on trouvera une solution. Comment ? Je ne sais pas mais la croissance aux états-Unis est de retour et les industries reviennent.

    Une vision du monde différente :

    Donc sur cette dernière phrase… On reste sur 2 visions totalement paradoxales… Qui finalement rejoignent l’idée du FN…
    Tu es Pro-Euro… Je suis contre. Je pense que l’Europe telle qu’elle est va mourir. Son système politique, militaire et économique n’est pas fluide. C’est une roue rouillé. Je pense que l’avenir se trouve vers la GB et les Etats-Unis. Il faut suivre la roue du mondialisme en imposant nos règles.

    Alors ton argument est que la France ne vaut rien , elle est petite, etc… Non je ne pense pas… Une alliance intelligente US-GB-FR-DE serait une possibilité.

    L’Europe doit se réformer autour des grands pays. Elle doit s’alléger, imposer des seuils d’endettement à respecter, se moderniser, innover et se protéger !!!

    Le problème , c’est de la logique… Sauf qu’en Europe, on met 3 ans pour résoudre une simple addition que les chinois font en 3 heures. A partir de là, il n’y a pas de concurrence, pas d’Europe et pas d’avenir dans un marché mondial en constante évolution !

    Qui a raison ???

    J’avoue que je suis très partagé sur la question. Les infos vont dans un sens, puis dans l’autre.

    Dans 5-7 ans le paysage va changer, on est d’accord…
    Dans 10 ans… Il sera transformé. On aura les résultats.

  2. admin

    Ecrit par Dentelle soyeuse

    Sur les Etats-Unis, je suis beaucoup plus pessimiste que toi :

    Les Etats-Unis ont bénéficié de deux choses tirées du système établi à partir de 1945 dont ils ne disposeront plus :
    A) un système monétaire interntional tourné sur lurs devise qui leur permet de s’endetter gratuitement sur le dos du monde (qui maintient le niveau de vie de leur population au moins de 20 % plus élevé qu’il ne serait pour une puissance industrielle autre type Allemagne, France, AUtriche, etc.) C’est ce système qu a engraissé la finance US depuis 1971 et a abouti à un gigantesque surendettement public et privé, financé en grande partie par des capitaux externes (d’abord les exécents japonais jusqu’en 2011, ensuite les excédents extérieurs chinois jusqu’en 2010/2011,les excédents pétroliers des monarchies du Golfe, acteurs entièrement dépendants des US pour leur défense et leur existence). Ce système n’est plus viable et ne tent plus que parce que le marché pétrolier est encore libellé en dollars (pour combien de temps ?Pas une décennie, c’est sûr). Mais tous les acteurs de ce système fuient : les Jaonais, bien que militairement dépendants des US comme les
    -

    Réponse de 1Q1R

    Oui l’hégémonie du dollars va tomber. Les US ne seront plus la 1ère puissance mondiale. Ce n’est plus un mythe.

    A partir de là, moi j’ai foi en l’Amérique.
    Je pense que c’est justement pour cette raison qu’un rapprochement est inévitable. Les US ne seront plus qu’une grande puissance économique au même titre que la France et l’Allemagne.
    Le dollars persistera peut-être, en tant que monnaie , au même titre que le sterling. L’industrie restera. La démographie du pays reste importante et les avancées technologiques y sont toujours prépondérantes.

    Seulement le mode de fonctionnement des états-unis ne tiendra plus… La planche a billets ne fonctionnera plus. Il faudra jouer avec l’Europe. L’Europe a tout a y gagner… Et les Etats-Unis aussi. (mais pas l’Europe telle qu’elle est).

    Enfin, bref, chacun son idée sur la question effectivement…

  3. admin

    Ecrit par Dentelle soyeuse

    Oui, je suis pro-européen car je ne pense à mon avenir mais à celui de ma préogéniture.
    La tringlerie instutionnelle européenne va mourir ? Je suis d’accord via de graves crises à commencer par l’arrivé des euroseptiques et eurphobes au parlement europée en 2014. Mais cela ne sera que des crises politiques de conjoncture où les peuples européens auront pour la première fois des comptes à demander à leurs élites au sujet de l’Europe. Ce sera l’occasion de préciser des choses, d’en modifier drastquement d’autres, de “criser “en accouchant, mais sans retour à la situation qui prévalait avant 1957…

    En revanche, pas sa monnaie. Tu te berces d’illusions tout simplement parce que le capital ouest-européen ne peut pas se permettre un rétropédalage en fragmentant et dissociant sa capacité de concentration acquise par quarante ans d’intégration tous azimuts. Il n’a déjà plus sa suprématie mondiale d’avant 1939, alors ne parlons pas de sa puissance relative refragmentée en ilots nationaux. Ne rêve pas. Nous ne reviendrons jamais à la situation d’avant 1939 et la taille du continennt n’est pas un luxe dans la capacité à être un centre autonome de conentration modnial du capital, l’instar d’autres centres comme les US, le Japon ou la Chine.

    Quant au “systèmes militaire” que tu évoques, l’Europe n’en a aucun : deux puissances(GB et France) ont encore une armée digne de ce nom, et le reste des pays européens suit l’OTAN sur le papier mais rechigne à envoyer la moindre troupe de cette alliane moribonde et désuète…la crise politique à venir en Europe sera l’occasion de préciser les choses, et de mettre les moyens militaires qui vont en fonction de ce que les Européens veulent.

    L’avenir n’est pas vers les US et la GB. La GB a été la superpuissance du 19e siècel, les Etats-Unis, du 20e siècle et sont des puissances du passé. C’est plutôt vers les puissances de demain qu’il faut se tourner diplomatiquement et économiquement. Il ne faut se tourner vers le futur en regardant le rétroviseur des choses évolues. D’aillleurs, l’économie précède la diplomatique puisque toutes les entreprises qui ne travaillent pour le marché intérieur européen ou le marché US font la course à l’échalotte pour et développer dans ces nouvelles puissances. Les occidentaux représentaient 20 % de la population mondiale en 1950 et déjà, à l’époque, les Européens, n’avaient plus la puissance suffisante pour maintenir leur domination sur leurs colonies. Aujourd’hui, les Occidentaux reprsentent entre 8 et 10 % de la population mondiale. Dans 20 ans, cela tournera à moins de 5 %. Ne rêve pas le développement concernera les populations de ces pays qui partent en plus d’un niveau peu élevé, plus beaucoup nos pays.

    Le mondialisme est un mot, un slogan, pas une réalité. La seule réalité, c’est le développement humain sur toute la planète, avec des situations très hétérogènes et très différentes selon les zones.

    L’Occident a eu le monopole mondial du développement économique et humain jusqu’aux années 70 car c’était la seule zone où l’ensemble des populations était alphabétisée (seule apte à disposer d’une main d’oeuvre qualifiée et pouvant travailler insutriellement), puis l’Asie s’est mis dans la danse à partir des anénes 70. Le développement économique et humain suit la courbe de l’alpahbétisation des populations, c’est cela le progrès, et il n’y a plus que majoritairement l’Afrique où l’analphabétisme empêche encore un développement important de l’économie. Mais ce n’est qu’une question de décennies.

    Et le dénouvement actuel de la gigantesque crise du système-dollar, c’est bel et bien la régionalisation des échanges (malgré des tentatives désespérées de maintenir le vieux système en place, etl l’accord de libre égcnage US-UE en discussions), pas le retour sur des espaces nationaux qui de toute façon sont ridiculement faibles pour les pays européens. La France ne va se mettre à produire des voitures en France, avec des coûts français, pour un marché de 65 millions d’habitants. Tu vis économiquement à une autre époque : la taille du capital est aujourd’hui gigantesque à la mesure du développement économique depuis 2 siècles.

    Réponse de 1Q1R :

    Tu prends toujours en compte le développement économique d’un pays…
    Mais jamais son développement social et politique.

    Je pense qu’un pays en retard économiquement peut être bien en avance socialement et politiquement. C’est le cas chez les occidentaux.

    Nous ne sommes pas à l’abri d’une révolution en Chine ou en Arabie Saoudite, ni d’une guerre au Proche-Orient. L’arrivée du Web parallèle (DeepWeb) libère les paroles… Nous sommes à 700% de croissance en 6 mois. L’alphabétisation de l’Afrique va elle même crée un pic de tensions supplémentaires. La situation au Japon et son endettement frôle le ridicule. La Russie s’en sort, mais à quel prix ? Les Goulags existent encore là bas et leur surpopulation se fait sentir.

    J’ai abordé le système militaire, car c’est justement le point commun US/Europe… En mettant en commun nos moyens grâce à l’OTAN (Ce qui déjà le cas actuellement). Une meilleure collaboration entre les pays européens permettrait de meilleures performances. L’Allemagne qui n’a pas d’armée pourrait logiquement profiter de l’Otan pour servir ses intérêts économique. Pour moi, une Europe d’avenir, c’est ça !

    Ensuite , tu fais une nouvelle fois allusion à l’Euro… Mais avec la chute de Wall Street, du Dollars… Je pense que c’est le moment de remettre les choses à plat et de se débarrasser de cette dette indue et handicapante.

    Alors tu affirmes que nous représentons 5% de la population mondiale d’ici 20 ans… Raison de plus, notre place est celle d’un modèle, et non celle d’une nation suiveuse dans des modèles injustes et défectueux socialement.

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